18 septembre 2008
Java
Escale à Koweit City.
Ambiance particulière ...
Magique !!!! Merci à Didier pour son cadeau magique !!!!!!
On s'est régalés ce soir à discuter tous les 4, les gars au Havre et nous à Koweit City .
C'est une petite révolution pour nous : le PC miniature qui se connecte partout, wifi gratuit et la possibilité via msn de se voir par webcam et de faire ainsi profiter ceux qui le souaitent des lieux en direct. mon adresse : flowerpower76@hotmail.fr
Lundi 15 septembre 2008
Arrivée en Indonésie sur l'île de Java.
15 h; nous venons d'arriver à Jakarta après plus de 24 heures d' avion et d'escales et ce n'est pas fini car nous attendons l'avion pour Yoyajakarta ( 19h25 ).
C'est très curieux de contater qu' à partir d'un certain seuil, on arrive à perdre complètement toute notion de temps et d'espace et on reprend l'avion sans état d'âme ....Vic dit que c'est comme un lavage de cerveau purifiant on ne sait plus où on est , si c'est le matin ou l'après-midi !!!!!!
Je crois que c est dans la durée le plus long voyage aérien de ma carrière...
Itinéraire aérien :
Vol Paris - Koweit city : 6 heures
Escale à Koweit city : 5 heures
Koweit - Jakarta : 8 heures
Escale à Jakarta : 4 heures
Jakarta - Yogyakarta : 1 heure
( sans compter le lever à 4 heures du matin pour se rendre à l'aéroport et prendre l'avion à 11 heures )
paysage de rizieres
Premières impressions: d'abord on est riches, très riches, riches à millions de ........roupies !!! Et puis le sourire et le regard des Indonésiens dégagent gentillesse et quiétude. A suivre .......
Je dois vous quitter car nous sommes déjà en retard pour l'embarquement.
19h30: on atterrit à Yogyakarta, destination finale; dans l'aéroport, un jeune garçon très souriant nous attend avec une pancarte "Claude Victoria Leblanc"; 20 minutes plus tard, nous arrivons à l'hotel Rumah Mertua, oasis de zénitude; accueil adorable. Nous découvrons notre jolie chambre et le jardin avec son bassin, sa piscine à débordement, ses fontaines et la douce lumière tamisée des bougies ....
Fatiguées, on fera une longue nuit de sommeil.
Mardi 17 septembre 2008
Réveil 10h30: on a récupéré de notre grande fatigue. On apprécie le petit déjeuner sur la terrasse, l'hotel est toujours aussi beau en plein jour; il fait chaud mais c'est très supportable.
On se rend à Yogyakarta en taxi, arrêt au tourisme office; on réserve pour demain le tour : Borobudur-Prambanan temple- Kaliurang avec un mini-bus qui viendra nous chercher à l'hotel à 8h avec un retour 9h plus tard. On se renseigne aussi pour un trajet en car vers Bali via l'ascencion des volcans de l'est de l'île de Java; Victoria voudrait faire le circuit complet 2 nuits-3 jours ....évidemment, on va voir...
On passera l'après-midi en ville, se promenant sur l'avenue Jalian Malioboro, on découvre cette société indonésienne très cool, souvent souriante, assez intriguée par ces 2 très grandes blondes ( il faut dire que les indonésiens sont de petite taille .... ).
Beaucoup de boutiques de batik: les motifs sont très beaux, des milliers d'articles textiles dans d'innombrables magasins; des bijoux, de l'artisanat local, tout est très bon marché bref on serait comblées si le poids de notre bagage n'était pas limité à 20 kilos alors qu'on est déjà à 16.... Cruel dilemne !!!! Des choix stricts au niveau du shopping vont devoir s'opérer ....
Je craque quand même pour une jolie chemise en batik que j'aurais regrettée toute ma vie .....
Victoria a repéré un sac Guess: on verra jeudi ...
Retour à l'hotel vers 18h30 :quel bonheur de se retrouver dans ce havre de paix .....
Mercredi 18 septembre 2008
Réveil 7 h pour le mini bus qui vient nous chercher à l'hotel ; on prend la route en compagnie de 5 autres touristes : un Japonais , un couple de Hollandais et deux Françaises qui s'averreront être la mère Patricia et sa fille Victoria née en 1987, une grande brune aussi grande que ma Victoria; une rencontre qui évidemment collera aussitôt ...
Visite du premier site: Borobudur - Extraordinaire !!!
c'est le plus grand monument bouddhiste au monde.
Quelques chiffres:
- 123 mètres de côté
- 34,50 mètres de hauteur
- 1 600 000 blocs de pierre volcanique
- 5 km de bas-reliefs
- 500 statues représentant le bouddha
- date : 8ème siècle
- construction : 75 ans
C'est un immense mandala de pierre composé de 9 étages. Monument sacré destiné à favoriser l'ascension spirituelle du croyant,
La conception me plaît aussitôt et Victoria et moi décidons de respecter la tradition bouddhistes ; prenez le temps de lire ces quelques lignes, elles sont une bonne initiation a cette théologie.
Il s'agit de parcourir toutes les terrasses dans le sens des aiguilles d'une montre:
- les 6 premières terrasses représentent la sphère des Désirs (Kamadathu) qui sont la cause de toutes les souffrances humaines.
- au dessus, 3 terrasses circulaires représentent la sphère des apparences (Rupadhatu)
-enfin le dernier niveau est censé représenté la sphère du Vide, du Rien, du Nirvana.
l'escalier et la seconde stupa ( terrasse )
Borobudur illustre donc les 10 degrés de transmutation humaine nécessaire pour passer de la réalité au nirvana (éveil spirituel).
Je précise: en gravissant les étages,l'individu se détache du monde des désirs et des apparences; ce qui m'a intéressée c'est ce périple mental matérialisé par le périple physique qui est le franchissement des terrasses.
Qui a compris???
Comme je veux que mon descriptif soit complet, j'ajouterai que l'autre symbolique de Borobudur est le chiffre 9 : nombre de la plénitude et du yang.
Quand nous avons gravi les niveaux, c'était le franchissement des 10 étapes cruciales du voyage vers l'essentiel ....
la derniere stupa, nirvana, jackpot !!!
Cette visite m'a beaucoup impressionnée car symbolisme plein de sens .... (quand j'aurai + de temps je développerai)
On a repris la route pour le volcan Merapi qui n'a pas voulu se montrer ..... Déjeuner sympa avec le groupe dans un restau local.
Site de Prambanan : ensemble archéologique unique de temples hindous hélas très endommagés par le tremblement de terre de 2006.
Construits en 900 après J-C, 6 temples: candi çiva-candiVishnu-candi Brahma-; en face 3 autres petits temples plus petits consacrés aux montures des dieux: candi Nandi (çiva)-candi Garuda (Vishnu)-candi Angsa (Brahma)
Claude et ses 2 grandes Victoria
Retour à l'hotel, on quitte nos copines qu'on va peut-être retrouver à Bali...
Jeudi 19 septembre 2008
On se rend en taxi à Yoghyakarta pour visiter: le Kraton et le marché aux oiseaux.
Le Kraon c'est le palais du sultan de Yoghyakarta (le 10ème de la dynastie), gouverneur de Java-Centre; marié, il n'a qu'une seule femme et 5 enfants, des filles uniquement. Donc le futur souverain sera le jeune frère du sultan que nous avons eu le grand honneur d'apercevoir devant ses appartements...
frere du sultan en conversation avec une delegation anglaise
cage-parc a bebe
porte du marché aux oiseaux Pasar Ngasem
Après-midi consacré à l'achat des billets pour Bali: Victoria a gagné! On fera la totale: 3 jours /2 nuits à faire les 3 volcans au risque de rester asphyxiée par les nuages toxiques sur les pentes du Kawah Ijen au milieu des porteurs de soufre ...
Et puis, on achètera son sac Guess en or....
Retour fin d'après-midi à l'hotel; juste le temps de se doucher qu'on repart pour le site de Prambanan qui abrite un magnifique théâtre de plein-air où se produisent les danseurs du Ramayana de Prambanan: magnifique spectacle haut en couleur de danse traditionnelle de plus de 2 heures. Décor impressionnant des temples éclairé par la lune derrière la scène. Et puis la rencontre avec les artistes à la fin du spectacle. Soirée inoubliable!
Vendredi 19 septembre 2008
On a décidé de rester une nuit de plus dans l'hotel où l'on passera la journée à ne rien faire...Il faut du repos avant le périple de demain et des jours à venir. Et puis notre hotel est comme dit le Routard "tout simplement superbe": il suffit de voir les photos......On en profite toute la journée.
Samedi 20 septembre 2008
Route pour le Mont Bromo.
Course poursuite de 10 heures avec les 2 autres mini bus de touristes qui se rendaient au même endroit genre film Taxi 2 ou vidéogame ...
On a serré les fesses et fermer les yeux en voyant arriver en face de nous bus et camions que le chauffeur évitait lors de ses dépassements...le but du jeu étant de se rabattre au dernier moment, si près que nous en distinguions la tête du chauffeur d'en face mdr (mort de rire) à cette bonne blague...Du coup, l'ambiance était au rendez-vous dans le mini-bus avec un couple de Québécois qui n'ont pas arrêté de rigoler et 3 jeunes français sympas avec qui on a parlé voyages.
Changement de véhicule au pied du Mt Bromo: on nous a entassés dans un genre Land rover pour se rendre dans le dernier bled sur le versant du volcan ; une heure de grosse montée vers l'hotel, serrés comme des sardines, tous les bagages sur le toit.
Installation à l'hotel vers 19h30; la température est très fraîche voire froide (ils louent des manteaux à l'hotel). Victoria dit qu'on se croirait dans un chalet en Suisse... Heureusement qu'on a pris la catégorie la plus chère d'hotel car l'intallation est assez sommaire.On a recroisé mes voyageurs préférés...
Un coup de fil à l'autre Victoria pour savoir dans quel hotel de Kuta elles sont installées car on a décidé de les rejoindre en arrivant à Bali.
Demain le réveil est prévu à 3h30 pour une montée en jeep sur le volcan à 4h....
La nuit sera courte; il est 21h55: j'éteins la lumière....
Dimanche 21 septembre 2008
Mont Penanjakan et Mont Bromo
EPOUSTOUFLANT !!!!!
Il fait nuit quand le convoi de nos jeeps amorcent la montée du Mont Penanjakan (2770 mètres).
Lever de soleil fantastique;
Les photos remplacent tous les mots ...
Le mont Bromo est le cratère qui fume à gauche ; en arrière plan, le Mont Semeru.
Avec son cone parfait de cendres, le mont Semeru culmine à 3676 mètres; il explose toutes les demi-heures.
Il est aussi appelé le Mahameru c'est à dire la grande montagne considéré comme une montagne sacrée, le père de tous les autres monts.
6 heures, les jeeps redescendent vers le cratère du Mont Bromo (2329 mètres) .
Possibilité de monter à cheval; Victoria opte pour cette solution; j'ai vite regretté de ne pas avoir fait le même choix car la montée sur le sentier abrupt dans le sable volcanique s'avère être épuisant avec en plus beaucoup de poussière.
Volcan sacré des Javanais, son cratère fait 800 mètres de diamètre, situé avec d'autres dans un cratère encore plus grand de 11 km de diamètre appelé Caldeira.
Le Mont Bromo fume constamment.
Notre groupe vraiment sympa: Adrien (français) - André et Hélène (canadiens).
Vivre de si belles choses rapproche les individus d'un groupe. Il y a véritablement un partage des émotions.
Nous reprenons la route après un bon petit déjeuner; on quittera certains compagnons de route à Probolinggo... et on poursuivra à 9 la route des volcans pour le Kawah Ijen
La route est longue, piste sur la dernière portion mais l'ambiance est chaleureuse avec nos 2 amis québécois, on rigole beaucoup ...
Belle soirée et nuit courte à Sempol au Catimor Homestay dans une plantation de café; c'est le bout du monde, il n'y a même pas le téléphone ... et forcément dans ce genre d'endroit, les gens se rassemblent pour échanger des infos mais aussi raconter qui ils sont, où ils vont et c'est magique car en quelques heures on est tous bien ensemble ...On rencontre un couple New Yorkais accompagné d'un guide indonésien remrquable.
Le groupe des 5 jeunes dans l'autre minibus nous ont rejoints, la moyenne d'âge m'inquiète un peu quant à l'ascencion demain du volcan Kawah Ijen; de plus, les recommandations du guide concernant les dangers des émanations de gaz toxique ne me rassure guère... Il nous demande d'être bien couvert, bien chaussé et insiste sur le foulard ou la serviette humide qui permet de se couvrir les yeux et le nez, la bouteille d'eau en cas de difficulté à respirer. Je suis encore moins rassurée quand il me demande mon âge ... Pourquoi? 52 ans c'est jeune ! Il faut dire que depuis le départ, guides et chauffeurs m'appellent Mama ...
On verra bien demain; au-delà du site magnifique, on y va aussi pour voir les porteurs de soufre qui ont été le sujet d'une émission de N. Hulot ....
On éteint la lumière tôt; le réveil est prévu à 4 heures .
Lundi 22 septembre 2008
Le volcan Kawah Ijen (2400 m) et les porteurs de soufre.
C'est le principal centre d'exploitation de soufre d'Indonésie. Celui-ci sert au raffinage du sucre.
Je n'oublierai jamais le regard de ces hommes...
Il fait encore nuit quand on prend la route du volcan en minibus.
On nous dépose pour 4 heures, le temps de l'ascencion .
Je vais suivre le début de l'ascencion avec le groupe puis les lâcher car les jeunes vont trop vite pour moi.
20 minutes après les jeunes mais j'y suis!
Les porteurs de soufre qui remontent à vide me tendent la main pour m'aider à monter...
Il est maintenant temps de vous expliquer qui sont les porteurs de soufre ou pencari car la vie de ces hommes mérite d'être racontée....
Ces porteurs de soufre descendent au fond du volcan pour charger dans des paniers à balanciers jusqu'à 100 kilos de soufre; Ils font 2 voyages par jour (15 km).
Ils travaillent pieds nus, en tong ou bottes en cahoutchouc; certains ont les épaules nues très abimées par la lourde charge ...
Leur condition est extrêmement misérable et après les avoir vu, je me demande quel être humain accepterait de vivre cette vie misérable.
Ce travail peut leur rapporter jusqu'à 70 000 rps par jour (6 €) alors qu'à travailler dans une rizière, il gagnerait 20 000 rps (1,60 €); ils sont payés au poids de soufre collecté: leurs paniers sont pesés au campement à chacun de leur voyage.
Leur espérance de vie est évidemment réduite par les émanations respirées.
Et pourtant on a été émus par ces travailleurs qui vous saluent, vous sourient ou vous propose de l'aide. Quelle leçon !
Arrivés au bord du cratère, le point de vue est extraordinaire car on découvre au fond du cratère un grand lac aux eaux turquoise: c'est fascinant! D'autant plus que le nuage toxique qui le cachait en partie se déplace progressivement pour nous offrir au bout de 10 minutes un panorama extraordinaire, un des plus beau que j'ai pu admirer.
Dans le Routard, il est écrit en gras: "Il est formellement interdit de descendre dans le cratère". Pourtant les jeunes ont insisté pour accompagner jusqu'en bas les porteurs de soufre et ainsi aller sur les berges du lac (30 mn pour descendre+1 heure pour remonter). Il n'était pas question pour moi de les accompagner mais Victoria était de l'expédition et elle s'en souviendra longtemps... Cela lui a permis de faire des photos magnifiques mais la remontée pour elle, s'est révélée extrêmement difficile par la dureté de la pente et les émanations de gaz toxiques...
Cette aventure est de loin la plus marquante depuis le début du voyage de par la beauté du site, par l'émotion ressentie.
Retour par les plantations de café.
Les femmes assises dans l'herbe sous les caféiers trient les grains de café.
Quelques beaux visages
13 heures: on a quitté l'île de Java en ferry pour Bali "l'île des dieux"; on a aussi quitté nos compagnons de route en se disant qu'on allait sûrement se recroiser...
Longue route en bus local (3h30) jusqu'à Denpasar. On prend un taxi jusqu'à Kuta avec un petit couple de Belges (Line et Arnaud qui ont vécu l'aventure des volcans avec nous) pour arriver très tardivement vers 20 heures à Kuta au sud de l'île et de la capitale Denpasar.
Kuta est un endroit très branché sur Bali, c'est la plus grande station balnéaire de l'île qui s'étend sur 7 km avec Legian et Seminyak; une longue rue borde la plage avec son lot de bars, de restaurants, de salons de massage, de boutiques de mode. Beaucoup de circulation et d'animation.
On arrive à l'hotel de nos copines qui nous ont réservées un bugalow: l'endroit nous plait moyennement, le bungalow est sommaire et moche, pas cher (9$ avec le petit dej).
On va dîner dans une grande brasserie le Mama's terrasse très sympa mais mon demi poulet rôti-frites a un drôle de goût... Nos voisins de table sont français: ce sont des Picards de Saint Valéry qui font de l'import, on discutera tout le repas avec eux, ils nous donneront de bons tuyaux sur le coin.
A notre retour, on retrouve Patricia et Victoria; on se couchera tard malgré une très très grosse fatigue. On a l'impression d'avoir vécu plusieurs journées en une seule avec le volcan ce matin, le ferry, la route l'installation à Kuta, les retrouvailles avec les copines. Demain, c'est repos!
26 septembre 2008
Bali
Mardi 23 septembre 2008
Kuta
On déménage pour un bungalow très agréable: climatisation, jolie vue sur le jardin, terrasse pour 15$ (12€), on s'y sent bien!
Les femmes de ménage font une petite sieste bien méritée sur notre terrasse ...
Repos une partie de la journée et soirée sympa entre filles.
Les Victoria sortent en boite..... et les mères vont se coucher!
Mercredi 24 septembre 2008
Kuta
Matinée relax, thé avec les copines qui s'en retournent sur Jakarta à 13 heures.
Déjeuner dans un restau végétarien l'Aromas Café avec jus d'avocat: délicieux!
Achat du vol Denpasar-Singapour pour le 14 octobre au soir chez Garuda.
Après-midi balade sur la plage; grosses vagues (danger) et grand nombre de surfeurs.
Magnifique coucher de soleil..........
Ici le soleil se couche tôt (18 h) car on est tout près de l'Equateur.
Dîner dans le même restau végétarien avec jus d'avocat: délicieux!
Internet.
On a acheté un billet de bus pour demain 13h, drection: UBUD qui est le centre culturel de Bali; réputé pour ses artistes, ses spectacles, sa situation au milieu des rizières,on attend beaucoup de cette étape, d'autant plus que j'ai retenu une chambre dans un atelier d'artiste qui s'appelle Nirvana . Tout un programme... Rappelez-vous le programme: ascencion spirituelle....
Jeudi 25 septembre 2008
Kuta
Ce matin, j'ai rergardé la mer et marcher sur la plage, j'ai entendu une jolie balade qu'un Balinais jouait sur sa guitare; j'ai eu l'impression de m'être débarassée d'une part de mes désirs car j'étais bien tout simplement; en tout cas, mon esprit était en paix...Peut-être ai-je gravi les premières marches de la Sphères des désirs de Borobudur... Qui sait?
Route d'une heure pour Ubud où nous arrivons en bus vers 15 heures. Nous nous installons dans une des 4 chambres du Nirvana, c'est en fait un atelier de peintre avec 4 petits pavillons de style purement balinais d'un style très raffiné: porte en bois très ouvragées avec fermeture traditionnelle, de jolis meubles, les tableaux de l'artiste aux murs, des fleurs de frangipanier sur le lit et un peu partout; et puis un jardin très touffu et des cages à oiseaux.... Accueil de la propriétaire chaleureux.
Victoria apprécie l'endroit pour sa beauté et son calme. On sait qu'on y sera bien.
Prix 17 € la nuit avec petit déj , qui dit mieux ......
Shopping au marché (grelot en argent ravissants en pendentif, très bau travail: si vous êtes intéressées les filles.....
Spectacle de Kecak Fire Dance: extraordinaire!!!!!! Une centaine d'hommes accompagnent de leurs chants ancestraux des danseurs traditionnels.( Ramayana)
C'est la même légende que le Ramayana de Yogyakarta mais racontée différemment.
Certains d'entre eux, en transes, dansent dans les braises.
Emotion sur MSN : je revois par webcam mes 2 grands amours à la maison; nous conversons pendant une heure, cela fait tout drôle...
Vendredi 26 septembre 2008
Ubud
Crémation: IMPRESSIONNANT!
Une cérémonie qui va durer 3 heures!
Quelle bonne surprise: nous retrouvons nos vieux globe trotters de Biarritz qui eux aussi se rendent à la crémation.
Nous arrivons à 11 heures devant la maison du défunt. De nombreux musiciens jouent des percussions
Le sarcophage a toujours la forme d'un animal; il s'agit là d'un taureau, ce qui signifie que le mort était un brahmane.
Le cortège prend la route du cimetière. Le cercueil blanc recouvert d'une étoffe jaune est placé en haut de la tour.
La tour sur laquelle on transporte le corps symbolise le cosmos reposant sur la fondation du monde.
Le cortège la tourne dans tous les sens afin d'éviter que l'esprit ne retourne au village.
Attention aux fils électriques! 
Nous arrivons sur le lieu de crémation; la foule est nombreuse, les quelques occidentaux sont complètement intégrés à la cérémonie.
Le sarcophage toujours vide est alors découpé.
Le cercueil est alors transporté de la tour au sarcophage et dans un moment de grande ferveur, on fera glissé le mort à l'intérieur du sarcophage qui sera ensuite refermé.
Après de nombreux rites, le feu sera allumé.
On brulera ensuite la tour.
Café et gâteaux seront servis à la foule.
Lorsqu'un Balinais meurt, son grand voyage commence.
La crémation doit avoir lieu 42 jours après le décès pour que le cycle de la vie accomplisse sa boucle parfaite.
L'incinération est un devoir sacré.
J'aime cette photo d'enfants....
Nous retournons au marché où on achète des fruits délicieux: mangues, petites bananes, maracuja et salak (fruit dont l'écorce ressemble à une peau de serpent)
Dîner au Nomade: que c'est bon de manger de la bonne viande de boeuf! L'escalier du restaurant est tapissé de pétales de fleurs de frangipanier.
On retrouve notre havre de paix au Nirvana..... Grosses pluies pendant la nuit.
Samedi 27 septembre 2008
Ubud
Nos vieux routards ayant négocié une voiture particulière pour la journée avec un itinéraire bien précis, nous leur proposons de venir avec eux en partageant les frais.
RDV 9h le chauffeur très classe et son fils de 20 ans nous attendent avec une belle voiture.
Au programme:
1) Goa Gajah: Elephant Cave temple. Site mise à jour en 1923
Cette eau est censée conservée votre jeunesse. Je m'y suis précipitée...
La grotte de l'éléphant, un ancien hermitage.
L'entrée de la grotte le démon est prêt à vous avaler...
2) Bangli: le pura kehen: grand sanctuaire en terrasses, l'un des plus vénéré de Bali.
Imposant banian; on dit que les fantômes l'habitent...
3) Besakik: le plus grand temple de Bali, dédié aux trois grandes divinités hindoues: Brahma (feu créateur), Vishnu (eau protecteur), çiva (vent destructeur).
Les pagodes possèdent un certain nombre de merus: toits successifs en chaume, dont le nombre varie en fonction des castes. Ainsi une pagode à 1 meru est le lieu où vient prier la caste la plus basse, alors que les pagodes à 11 merus sont réservées aux familles princières.
4) Bukit Jambul: jolie vue des rizières en terrasse
PHOTO
5) Klungklung: le pavillon flottant et le palais de justice au milieu d'un lac remplis de fleurs de lotus: somptueux!!!!!
Excellent moment partagé avec Jeannine et Michel de Biarritz, des routards charmants qui ont la passion des voyages, sac à dos et transports locaux; ils ne partent qu'avec 4 kilos de bagages chacun... ce détail n'est pas anodin, comprenne qui pourra ou qui voudra...Avec eux, j'apprends encore, je m'interroge sur l'essentiel....
En tout cas, je voudrais leur ressembler dans 15 ans, faire ce qu'ils font, être ce qu'ils sont...
Retour dans l'après-midi à Ubud. On négocie avec le chauffeur pour se faire transporter demain assister au coucher de soleil sur le Tanah Lot, célèbre temple.
Pour le dîner, on retourne au restaurant Nomade, il y a Wifi; les cams sont branchées, on passera 1 heure à la maison avec les gars "plein écran": du bonheur!!!
On se donne RDV demain même heure.

Dimanche 28 septembre 2008
Ubud
On dort bien, les lits sont bons et immenses...... Petit déjeuner sympa entourées des gens de la maison....On est bien!
Matinée à la recherche d'un bronze qui aurait sa place à la maison: Ganesh ? On retourne au marché et on fait les boutiques.
Je succomberai à un ganesh debout avec une joli couleur argent; belle représentation des symboles et puis Victoria m'offrira la représentation en bronze aussi d'un stupa de Borobudur, rappelez-vous le monument bouddhiste sur l'île de Java avec les palliers et l'ascencion spirituelle... Je suis contente de mes achats malgré une négociation difficile.
Pause au Lotus Café, endroit sublime où on dégute des jus de fruits frais lovées dans des coussins au bord d'une pièce d'eau couverte de lotus: une merveille!
16h: le chauffeur et son fils nous emmène au Tanah Lot à une cinquantaine de km après un arrêt au temple Taman Ajun.
C'est l'excursion la plus célèbre de Bali, le Mont Saint Michel d'ici puisqu'il s'agit d'un temple construit sur un rocher entouré par la mer qui découvre selon les marées.
A sa base, une grotte où coule l'eau sacrée..
Sublime coucher de soleil....
Retour à Ubud où on passera la soirée avec les gars: plus besoin d'écrire... on parle dans le micro: Trop dar!!!!
Lundi 29 septembre 2008
On doit organiser notre départ demain pour la ville d'Amed sur la côte est de l'île.
On doit trouver le bus pour demain, des sous, mon ou mes bronzes, une agence d'expédition par cargo pour envoyer le trop plein de nos sacs de voyage, aler sur Internet et puis j'oubliais l'essentiel: une pédicure! Il faut dire que partout à Bali on trouve des spas et instituts qui proposent pour 10 fois moins cher qu'en France massages et soins de beauté: tentant....On réussira tout ça l'après-midi
Le matin, Victoria ira se promener au Sacred Monkey Forest (Forêt sacrée des Singes); elle ira seule car je ne raffolle pas de la compagnie de ces animaux vénérés par les Balinais notamment à travers Hanunan, le Dieu Singe.
Regard désespéré de la guenon, son bb est mort....
En soirée, elle assistera au lelong dance à l'Ubud Palace.
On dinera au restaurant très chic Casa Luna.
Anecdote: hier soir pendant la pédicure, deux rats se poursuivait en faisant grand bruit à travers le salon de beauté... nous en avons revu deux autres au restaurant le soir.
Mardi 30 septembre 2008
Amed
On prend le bus pour Amed. Total changement de décor et d'ambiance..
On se fait déposer à Jemeluk à 4km de Amed au Bamboo Bali, quelques bungalows face à la mer; pas grand monde, je fais rabattre le prix de 25% (12 € avec pt déj)
On est au bout du monde, peu de touristes... Plage de sable noir, village de pêcheur. moutons, cochons et volailles occupent la rue principale et sont plus nombreux que les touristes...
Installation dans notre bungalow simple mais très sympa à flanc de colline avec vue sur la mer; jolie terrasse avec salon en rotin et transat confortable.
Dès notre arrivée, une masseuse vient nous proposer ses services: nous ne résistons pas. Un vrai bonheur: 1 heure de la tête au pied, tout en douceur, complète relaxation en entendant le bruit des vagues... Coût: 4 € pour l'heure; ce prix pourrait être discuté... nous ne le ferons pas tant cela nous a semblé bon et que le bien-être qui suit est inestimable!
Bien être du corps et de l'esprit....
Balade en fin d'après-midi sur la plage
Victoria m'écrase au rami ... j'aurai ma revanche demain soir!
Mercredi 1er octobre 2008
Réveillées par les coqs et quelques rayons de soleil (mieux que le radio réveil!), on a passé une excellente nuit dans un grand lit 2 personnes (chacune), sous la moustiquaire bien qu'il n'y ait aucun moustique dans le secteur...
7h45, on est dans la mer, équipées masque tuba et palmes: magnifiques fonds! A 2 mètres du bord, de très nombreux poissons au milieu des coraux et puis les fonds sont très beaux. Personne, juste une dame qui plonge aussi; on est seules sur la plage ?
Retour à l'hotel, le patron entraîne ses coqs, fièrement, il nous fait une démonstration: il les excite, les laisse se piquer sans se blesser; l'une des 2 bêtes est très agressive: c'est un coq tueur!!!
On s'installe sur notre terrasse d'où j'écris: du bonheur!!!! lLa mer au loin, le bruit des vagues, la bonne fatigue après la nage, un diet coke et mon BB PC pour écrire: quel pied! Moi je me ressource ds ce genre d endroit; c'est la troisième semaine de voyage et j ai déjà l'impression d'avoir laissé sur ma route les couches d'un enrobage pesant accumulé au fil des années et des responsabilités, imposées par une société qui vous fait perdre l'essence et le sens de la vie. Je me sens beaucoup plus légère et je me redresse; le sac à dos est de moins en moins lourd, et à ce jour, il est même vide me semble-t-il. Se redonner cette légèreté n'a pas de prix, c'est aussi redonner du sens à sa vie, pouvoir s'échapper quelques mois des contraintes de cette société qui parfois nous vole notre existence; notre vie nous échappe comme aspirée par moultes contraintes, par des shémas imposés. Le but: un seul parcours réducteur et intolérant dont on ne doit surtout pas s'écarter.
Rappelons-nous à Borobudur l'ascencion des paliers vers l'essentiel... Je ne remercierai jamais assez Didier de m'avoir permis de vivre cette aventure...
Merci aussi la vie de faire ce bout de route avec ma fille avec qui s'opère un véritable partage, partage des nos sentiments à travers ce que l'on vit; chaque moment est un bonheur pour moi! Merci de vivre cette relation qui contribue à être ce que je suis: une maman comblée, je dois beaucoup à mes enfants et à mon mari. Parlons de ce dernier, Didier, depuis 30 ans, a fait le choix de sa famille et je l'en remercie pour moi et pour les enfants, sûrement était-ce l'essentiel pour lui...Je dis souvent de mon mari qu'il est "un sage"; au fond, je le pense sincèrement: il a de grandes qualités humaines dont celle d'être bienveillant, qualité de plus en plus rare de nos jours car on ne peut l'être qu'en étant heureux dans sa tête, celle aussi d'être tolérant et ouvert aux autres, de les comprendre et de les accepter malgré leurs excès et parfois leurs débordements ( de qui parle-je???). Il a su m'accepter comme je suis et non pas m'imposer ce qu'il voudrait que je sois. Et toutes ses qualités me rassurent, me protègent, font depuis 30 ans ma vie auprès de lui et mon amour sincère. Je veux aussi évoquer tout ce qu'il donne à nos enfants; à leurs dires c'est un merveilleux papa... et les enfants ne sont que ce qu'on en fait familialement parlant... nos vies ne sont-elles pas cousues d'enfance.
Il est bon parfois de mettre des mots sur les sentiments , on n'a tort de ne pas le faire au nom d'une prétendue pudeur qui n'est qu'un prétexte pour les enfouir... Récemment quelqu'un m'a conseillé d'écrire pendant ce voyage, d'écrire tout ce qui me passait par la tête... Et puis je n'ai pas de secret pour "mes lecteurs" si il y en a encore qui ont la patience de lire ce blog, Tous mes amis connaissent ma vie, mes joies et mes peines, mes questionnements...
Avec Victoria, on discute beaucoup, on rigole beaucoup, on s'engueule parfois (hier soir pour la vitesse du ventilo pour la nuit!!!!!!); et puis elle me secoue, m'obligeant à suivre même quand la route est un peu plus pentue comme sur les volcans de Java. Victoria n'a peur de rien (sauf des araignées), j'admire l'adulte qu'elle est en train de devenir, sa sensibilité mais aussi sa détermination, et puis sa façon de prendre soin de moi...
Elle aussi, apprend beaucoup sur la route. Bien sûr pas un savoir spécifique comme la médecine mais le savoir de la vie, grâce à la découverte et aux rencontres et je crois que cela débouche aussi sur un savoir essentiel et même sur une construction de l'individu essentielle. Cela s'appelle l'ouverture, comprendre qu'il n'y a pas qu'une seule façon de faire ou d'être mais une multitude, la finalité étant d'être bien, l'harmonie du corps et de l'esprit qu'on ressent partout ici... Et plus on voyage, plus on se dit que notre modèle social n'est pas forcément le bon modèle, en tout cas ce n'est pas le modèle unique. C'est le nôtre basé sur l'argent mais je vous assure qu'ici les gens ont tous le sourire malgré un niveau de vie à des années lumière du nôtre; ils ont encore d'autres valeurs pour le moment, mais pour combien de temps? ...ça ne durera pas, les dieux argent et consommation concurrencent déjà les leurs et les feront bientôt penser différemment...
Mais retour à cette journée paisible:
Expédition sous un soleil de plomb à Amed, encore plus paumé
encore plus paumé que Jemeluk où on est installées; il n'y a rien, juste cette épicerie
Ce sera le plaisir de faire ces quelques km sur cette plage au joli alignement de bateaux typiques: les prahus ou jukung qui sont des pirogues à balancier.
Sur la route: les salines où le sel est recueilli par évaporation dans des troncs de palmier creusés; rencontre avec des "ramasseurs" de sel, le dialogue s'instaure sans que ni les uns, ni les autres nous ne nous comprenions... On rit ensemble; que peut-on bien représenter pour ces gens modestes qui ramassent le sel toute la journée, tous les jours en plein soleil? On se rend compte dans cette partie de l'île (est) que le tourisme est localisé dans 2 ou 3 endroits bien précis dont Kuta et Ubud
On retourne plonger en fin d'après-midi: moins de lumière que ce matin mais encore plus de poissons, c'est magnifique!
Je m'offre 1 heure de massage avant d'aller dîner.
On décide de ne pas repartir demain, on est si bien....Victoria finira par gagner d'une partie au rami, non sans mal, je me battrai jusqu'au bout...
Jeudi 2 octobre 2008
Amed
On a bien dormi avec ce silence déchiré par les aboiements des chiens errants qui semblent se rassembler à la nuit tombée; on les voit un peu partout le jour seuls ou par 2 ou 3; c'est la nuit qu'ils se regroupent et se mesurent les uns aus autrespar des aboiements agressifs et menaçants! Nous avons testé à Ubud en rentrant vers 23h30 et à notre arrivée à Delhi à 2h du mat, c'est impressionnant; pourtant les Balinais habitués m'expliquent que tous ces chiens aboient beaucoup mais ne mordent jamais... C'est vrai que lorsqu'on en croise un, celui-ci se montre très souvent craintif en s'écartant du passage.... mais il n'empêche qu'en groupe la nuit, ils me font peur!
Petit déj et plongée: on a l'impression d'évoluer dans un aquarium: tous ces petits poissons tropicaux multicolores vendus en France évoluent autour de nous; c'est très apaisant comme sensation... Et puis ce matin, nous sommes nombreux sur la plage: 6!!!!
Un peu avant midi, nous prenons la route pour l'unique point Internet du coin, je veux envoyer un mail à Didier qui m'attend sur MSN ce soir: impossible, connexion trop lente pour aboutir... Un passage à l'épicerie pour acheter des mangues et un ananas; les fruits ont une saveur que nous ne connaissons plus: le vrai parfum du fruit cueilli sur l'arbre qui se retrouve aussitôt sur l'étal pour être vendu.
Nous revenons au bungalow d'où j'écris surplombant la mer, allongée sur mon transat alors que Victoria fait la sieste.
On retourne plonger, soirée calme: on fait les bagages car on part demain, direction: Lombok.
12 octobre 2008
Lombok
Lombok
Vendredi 3 octobre 2008
Départ pour l'île de Lombok
9 h : le cousin du patron de l'hotel nous attend dans une belle voiture; route pour Padangbai:le port d'où part le ferry pour Lombok. Route magnifique qui serpente dans des paysages de plage puis de rizières sur fond de volcan ( Mont Agun ).
Anecdote: la police arrête la voiture; le policier qui se prend pour un ministre nous serre la main, complimente Victoria " you're very beautiful" et demande à contrôler le permis de notre chauffeur qui n'en a pas!!!! Le contrôle se concluera par un bakchich de 30 000 rps ( 2,40€ ) C'est très fréquent, la corruption de la police étant partout ...
Un peu avant 10h, la voiture nous arrête à Padangbai; assaillies par les vendeurs de tickets, il faut faire le choix de notre destination à Lombok .... On choisit Senggigi dont le routard vante la plage. Billet acheté: ferry + voiture à l'arrivée pour Sengigi, on embarque sur le ferry, à bord: beaucoup de locaux, un couple de Hollandais à bicyclette, un photographe en route depuis une année et puis nous. Atmosphère étouffante à l'intérieur, on s'installe à l'ombre sur un pont extérieur à côté de jeunes Indonésiens qui se montreront souriants et curieux.
La traversée dure 4 heures et se révèle très agréable; on navigue à vue, la couleur de la mer est d'un bleu magnifique. J 'écoute mon Ipod en contemplant les vagues; je verse ma petite larme dans l'immensité de la mer en écoutant les balades de Crosby, Still, Nash & Young.... Trop beau
A notre arrivée à Lombok, un gars nous attend, nous montons dans un mini bus pourri, seules touristes à emmener en compagnie de 2 autres Indonésiens qui se joignent à notre chauffeur. L'un d'eux que j'appellerai Djamel pour sa ressemblance avec l'humoriste nous proposera aussitôt des prestations: hotel à Singigi, transport pour les îles Gili "cheaper " ponctue-t-il ses phrases... On le congédiera fermement à l'arrivée à Senggigi; il n'est pas content mais tant pis! Après 3 hotels full, on trouve l'hotel Mascot qui ne me branchera pas au départ mais sur ce coup-là, qu'est-ce que j'avais tort! L'hotel est directement sur la plage, le parc est magnifique, la chambre négocié à 23 000 rps (18 €) taxes et petit dej compris est vaste , confortable et très propre. Victoria insiste pour 2 nuits, elle aura raison...
On va dîner ; panne d'électricité, on mangera nos pâtes à la lumière d'une bougie.
Au retour, on s'arrête au Papaya music live avec un excellent groupe de pop.
Samedi 4 octobre2008
Sengigi
On passe la matinée à alterner bain de mer et transat.
Après-midi: grande balade sur la très longue plage; on va au Lotus boire un jus de fruits. Rencontre avec Amber, le vendeur de cartes batik, qui a quitté son boulot d'homme de ménage et de jardinier dans un hotel des gilis payé 50 $ le mois pour faire du bisness avec les touristes.
Il restera à nous parler un long moment, nous expliquant Flores, l'île où il est né, Comodore, l'île où il a laissé sa femme et ses 3 enfants pour venir travailler à Lombok, nous montrant son seul et unique souvenir: une vieille carte postale abimée de 3 dragons de Komodo dévorant les entrailles d'une jolie biche... On lui achètera une de ses horribles cartes au prix demandé et on fera la photo.
On reviendra à notre hotel par la plage. De très nombreux Indonésiens sont rassemblés, la foule est bruyante et colorée. On se mèle à eux en mangeant des épis de maïs grillé; l'ambiance est très joyeuse.
Bonne connection Wifi; je passerai 2 heures avec mon petit mari sur MSN.
Dimanche 6 octobre 2008
Nous avons acheté un billet bus+bateau pour l'île Trawangan; les Gilis sont trois petits atolls coraliens situés au nord ouest de lombok, auquel ils sont rattachés. Aucun véhicule motorisé, pour se déplacer les cidomos: carrioles à cheval. ( Gilli's Ferraris comme les appellent les locaux )
A 8h15: surprise pour nous comme pour lui, c'est le Jamel d'avant-hier que nous retrouvons... Dans le minibus, pendant les 50 minutes de route, nous allons être harcelées par ses propositions de ventes de billet pour notre retour des îles Gillis : une horreur! Devant nos refus systématiques, il se montre de plus en plus énervé voir agressif, les dernières minutes avant notre arrivée sont très tendues, il tape à coups de poing dans sa portière devant nos refus, tres nerveux !!!!
On comprendra pourquoi à l'arrivée à l'embarcadaire: la concurrence est rude. Les gars du coin possèdent tous un carnet de billets et tentent par tous les moyens de les vendre. Descendus du minibus, on croule sous les propositions, un jeune m'accompagne, me proposant du tabac, de l'alcool, un homme...et suite à mes refus systématiques, des serpentins contre les moustiques qui sont, selon ses dires, redoutables sur les îles...
Malgré l'énervement, on ne peut que déplorer ce genre de comportement généré par la misère de ces gens qui risquent d'en être les premières victimes. Les touristes déjà peu nombreux risquent de déserter l'endroit en se rendant directement dans les Gillis par bateau de Bali sans passer par Lombok...
On embarque dans une pagaille monstrueuse sur le bateau escaladant paniers et cartons de marchandises, le bateau est plein et c'est tout naturellement que l'on s'installe auprès de deux français, Philou et Nat aussi abasourdis par ce qu'on vient de vivre.
La traversée rapide nous fait découvrir 3 petits atolls coraliens, plates, ourlées de plage de sable blanc. Victoria a choisi de séjourner dans la plus grande d'entre elle: la Trawangan, la plus animée mais moi, je veux aussi faire un tour sur la Gilli Air, plus petite et plus déserte. On arrive sous un soleil de plomb dans une rue principale où se succèdent hotels et restos à des prix multipliés par 2 ou 3... On trouve l'hotel où on a réservé, le Big Bubble Dive; effectivement, c'est le logement le moins cher mais aussi le bungalow le plus moche de l'île ! Seule bonne chose: on trouve un endroit où on mange un sandwich tomate gruyère dans de la baguette chaude ! On va à la plage: mer turquoise et sable blanc; malgré tout, notre première impression est réservée...
Tous les restos proposent de grands étals de poissons, langoustes et gambas choisis par le client, vendus au poids et grillés au BBQ. Je choisis comme d'hab du squid (calamar) et Victoria un veg kebab (légumes rôtis).
Lundi 7 octobre 2008
Gilli Trawangan
Excellente nuit: on décide de louer masque, palmes et tuba et de nous rendre au bout de la plage.
Ce qu'on va voir va nous faire changer d'avis sur l'île. Dès les premières brasses, c'est un monde merveilleux et coloré qui s'offre à nous. Quelques bancs de poissons plus tard, c'est LA rencontre, un face à face avec une tortue de mer, très impressionnante, par sa taille, sa proximité, sa grace : elle semble voler dans l'eau. Habituée, je pense, aux plongeurs, elle s'arrête pour "brouter" le corail et les algues. Je retiens mon souffle, et je l'approche, près, très près, à l'en toucher. Elle me surveille d'un oeil, tourne de temps en temps sa grosse tête vers moi, mais ne part pas. Un moment magique et plein d'émotion... Au final nous aurons l'occasion d'en voir une douzaine à nous deux.
Notre hotel est un club de plongée réputé, et au petit déjeuner on s'amuse à identifier sur un de leurs atlas les espèces rencontrées. Poissons clowns, poissons lunes se gonflant d'eau en nous voyant, serpents de mers, poissons clowns cachés dans leurs bouquets d'anémone, et même les calamars, que je mange grillés le soir !
On découvre le Rudy's avec Harry, Max et la bande de jeunes barmans déjantés, qui servent un tel show qu'il est impossible de passer devant le comptoir sans avoir envie de s'y assoir. Adorables mais très pousse à la conso, avec eux c"est toujours "still chicken time"
C'est d'ailleurs le bar le plus fréquenté de l'île, toujours bondé, car très convivial... l'ambiance, l'équipe, la situation et les prix dérisoires font de ce bar un vrai coktail de bonne humeur.
Mardi 8 octobre 2008
Gilli Trawangan
10h: on part snorkeler avec les plongeurs de l'hotel sur le spot de Shark Point. Décevant, car la visibilité est plutot mediocre, et il y a trop de fond (15m), même si le tout en bateau pour y aller était plutot sympa. On verra quelques tortues.
Après-midi calme à la plage l'heure passée dans l'eau froide pendant le snorkelling à Shark Point nous a un peu fatiguée. Les livres nous tombent des mains, la brise est tiède, le sable est doux, on s'endort sur nos serviettes.
Passage obligé chez Harry dont nous découvrons la spécialité: les champignons dont il tire un jus prometteur qui peut vous emmener au paradis... On goute aux Arrack Attack, coktail très à la mode ici, mais ça ne me plait que moyennement : arrack ( alcool de palme ), citron, sucre ou miel...
Mercredi 9 octobre 2008
Gilli Trawangan
On rejoint nos nouveaux copains Philou et Nath tout à la pointe de l'île, superbe endroit calme, sable blanc et mer turquoise. Les fonds sont plutot différents, les coraux sont absolument superbes, énormes, bleus, jaunes, violets voire roses fluo ! Pas de tortue cependant, mais une murène de consolation. L'après-midi se passe tranquillement sur les coussins de leur berugak, à bavarder en mangeant des jaffles, et en sirotant du jus de fruit. Nath est UNE amoureuse de Bali qu'elle connait très bien, Philou, DJ a beaucoup mixé pour les "chépers" ( et là tout le monde demande ce qu'est un chéper : j'attends vos réponses sur internent, un cadeau à celui qui trouve ). A présent en tant que road, il côtoie toutes les plus grandes personnalités comme Johnny ou Jean-Louis ( Aubert bien sur ! ) voire Mike c'est l'ami des stars !
On fait nos adieux à Harry, irresistible avec son mètre 60, son sourire et ses imitations de Justin Timberlake. Comme tout le monde, on va à la wednesday party du bar irlandais, le Tir Na Nog !
On aura passé un très bon et très agréable séjour sur Gilli Trawangan. On a vaguement entendu qu'il y avait une crise financière en Europe, mais sur notre petite île paradisiaque, nous sommes coupées de toute information venant du monde extérieur.
Jeudi 10 octobre 2008
Gilli Air
9h30: on attrape de justesse le bateau pour une autre île: Gilli Air, la plus proche de Lombok, plus verdoyante que Glili Trawangan.
On se retrouve au paradis.Toute petite île perdue au bout du monde; des cocotiers, quelques cabanes sur la plage, pas de route juste un chemin de terre et quelques cidomos pour se déplacer. Mais aussi un seul générateur sur l'île pour l'électricité en panne pendant quelques heures.......
Des berugaks (paillottes surélevées) sur le sable devant une cabane permettent de déguster poissons, calamars ou crevettes grillées au BBQ pour quelques dizaines de milliers de roupies (3 €) et de délicieux jus de fruits frais (banane-ananas-mangue... 0,50€)
Il règne une grande quiétude, une douceur enveloppante, loin du bruit, de l'agitation, du monde. J'aime cette ambiance; j'ai toujours eu le fantasme du Robinson et je suis comblée par l'atmosphère de Gili Air.
Notre hotel: Coconut cottages comporte une dizaine de bungalows dans un joli jardin très luxuriant. On se choisit une chambre spacieuse avec...........air conditionné pour récupérer de notre ancien logement...
On descend au Coconut en Gilli's ferrari.
Vendredi 11 octobre 2008
Gilli air
Je confirme: Gilli Air est un petit coin de paradis....
On s'allonge sous une paillotte face à la mer avec nos bouquins; je lirai: Parce que je t'aime de Guillaume Musso (histoire passionnante, dénouement décevant);
J'ai apprécié les citations des débuts de chapitres:
Nous ne sommes jamais aussi mal protégés contre la souffrance que lorsque nous aimons. Freud
Le meilleur de la vie se passe à dire "Il est trop tôt", puis "il est trop tard". Gustave Flaubert
Vivez bien. C'est la meilleure des vengeances. Le Talmud
L'avenir est un présent que nous fait le passé. André Malraux
Et mon préféré: Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit. Khalil Gibran
A méditer...
Victoria lira: 99 francs de Frédéric Beigbeder et Marilyn dernières séances de Michel Schneider, ces 2 bouquins ne l'enchanteront pas.
On coupera la journée par une plongée.
Notre nouveau copain Abdul, fils du proprio.
Excellent dîner (jus de banane puis d'ananas-tranche de thon grillé-spaghetti, pancakes au miel, bananes frites au sucre de canne et noix de coco = un délice! on recommandera un 2ème dessert, celui de trop) dans un berugak sur la plage; l'ambiance est propice aux échanges.
Nous parlons beaucoup depuis notre départ et nous apprenons beaucoup l'une de l'autre; en tout cas, j'apprends beaucoup de ma fille et je progresse sur ma vision du monde. Victoria comme les jeunes (j'espère qu'ils sont nombreux) a une ouverture sur le monde différente de la mienne. Elle a grandit dans un monde ou les mentalités ont beaucoup évolué, elle reçoit grace aux nouvelles techniques de communication une transmission du savoir différente.
Je constate que cela leur donne une ouverture d'esprit qui est une leçon pour nous les plus agés. On a beaucoup à apprendre des jeunes et depuis mon départ, j'ai réfléchi et évolué sur certains sujets après avoir longuement discuté avec ma fille. On ne doit pas vieillir idiot, accrochés à nos certitudes d'un autre temps... En tout cas, j'y travaille et je crois progresser.
Victoria me parle longuement de sa conception de la manière d'avancer dans la vie. Elle se représente la notion d'évolution par des cercles, sans cesse agrandis par l'expérience et la connaissance. Elle m'affirme que selon cette image ma propre évolution ne passe que par l'agrandissement de ces cercles ( géographiques, sociaux, sentimentaux, de connaissances, de savoir faire... ) qui ne se fait qu'en essayant, qu'en tentant, qu'en se confrontant à de nouvelles situations, réussites ou échecs...
Agrandir ses cercles pour grandir, toujours se fixer de nouveaux objectifs, quitte a se mettre en danger ! Et puis son bonheur d'apprendre me subjugue, quelle richesse! Bref, je vais réfléchir à tout cela; j'ai du pain sur la planche...
Bref excellente soirée sauf .... les 4 parties de rami que je perds au retour.... comme d'habitude.
Samedi 11 octobre 2008
On quitte Gili Air pour retourner a Sengigi
Erreur d'horaire : l'horreur. Persuadée que le bateau part à 9h30, je traine, prend mon temps, recommande des thés au resto.... tout en me demandant pourquoi Victoria est aussi pressée et me stresse autant. Panique, urgence, nous nous retrouvons a galoper en cidomo pour attraper le bateau de 8h30.
Va-t-on revivre les agressions de l'aller en arrivant au débarcadère de Lembar ?
Cette fois ci beaucoup de touristes, les propositions insitantes se trouvent ainsi diffusées. Victoria appercevra Jamel, nous l'éviterons soigneusement.
Nous arrivons à Sengiggi en Land Rover avec un couple de Hollandais et nous retrouvons avec plaisir notre hotel, le Mascott. Installation tranquille et après-midi pluvieuse qui sera consacrée à la maj de mon blog. Victoria faisant une grande sieste sur la plage. Coucher de soleil sur la digue, diner au Lotus et musique live au Happy Cafe.
Dimanche 12 octobre 2008
Sengigi
Matinée consacrée au lavage. Courses le matin : achat d'un seau ( pot de chambre ) et de lessive. Je fais 3 tournées de linge que j'étends sur la terrasse. Et en écrivant ça je viens de me rendre compte que j'ai oublié mon fil à tendre le linge la bas, putain comme dirait ma fille!
Après-midi à la plage, baignades et grande balade à regarder les Indonésiens sortir en famille. Quel étrange spectacle que de voir ces filles se baigner habillées et avec leur long voile. Tout le monde a un petit mot gentil pour nous, nous suscitons beaucoup de curiosité, surtout chez les enfants qui nous regardent bouche bée.
Rendez vous avec les garçons via msn. Nous sommes tellement chez nous au cyber café qu'ils nous ont installé un coin a nous avec ventilo, bureau, casque micro prises,....
On se fait ramasser par hasard sur le trottoir par la bétaillère du café Alberto. Diner sur la plage, cadre idyllique à( tables sur le sable, flambeaux...) nourriture bonne, mais ne justifiant pas le prix demandé.
Musique Live au Papaya Café, ou nous retrouvons Dany le batteur et son génial guitariste miniature qui fera quand même du gringue à Victoria malgré 30cm de différence qui seront fatal à leur amour.
Anecdote : Victoria a ramassé un chaton noir et blanc qui hurlait devant le bungalow, pleurant et appellant une maman qui ne revenait pas ( la grande route n'étant pas loin...)
Ni une ni deux on lui donne à boire et du fromage. Victoria part à l'épicerie en quête de "cat food". Stupéfaction de la vendeuse qui pense que ma fille veut manger du chat, tellement l'idée que l'on puisse acheter de la nourriture pour un animal lui semble saugrenue... avant de comprendre, et de l'orienter vers des boites de sardines au piment... On finira par nourrir notre petit affamé à l'oeuf dur émiétté...
Lundi 13 octobre 2008
Sengigi
Victoria : On quitte Sengiggi à regrets, il y a des endroits qui vous parlent. Cette ville ne présente pas un intérêt touristique énorme, mais qu'est-ce qu'on s'y est senti bien. C'est notre "Treasure Island" asiatique !
Au petit déjeuner un autre touriste s'énervera et se mettra à hurler après un des petits vendeurs qui attendent derrière la grille à une dizaine mètres. Cela importune ce monsieur, qui vocifère qu'il voudrait manger sa brioche tranquille, malgré les excuses des vendeurs. Maman n'y tenant plus se lève et va faire rabbattre son caquet à ce touriste stupide, et ira réconforter le vendeur. Tous les vendeurs de la plage viendront la remercier de son intervention alors que l'autre andouille ne levait plus la tête de son verre de lait que pour nous adresser des sourires timides. Comme quoi la connerie voyage bien !
Claude : Dure journée de voyage, 2h interminables dans un minibus plein à craquer. Puis 5h sur un ferry plein et beaucoup moins bien que celui de l'aller.
Nous arriverons à la nuit sur Kuta ou nous retournerons au Komala Indah. Couchées tot car groooosse fatigue.
Mardi 14 octobre 2008
On quitte l'Indonésie aujourd'hui; on profite de la chambre jusqu'à midi.
On se paie un bon resto avant les recessions (Inde) et puis manucure-pédicure avant de rejoindre l'aéroport pour notre vol Denpasar-Singapour sur Garuda ( compagnie nationale sur la liste noire...). On arrive à 23h30.
Nuit à l'aéroport de Singapour (Wifi!) en attendant le vol pour Madras à 8h25.


























































































































